L'abri Sadi Carnot - Brest - France
Posted by: Groundspeak Premium Member Alfouine
N 48° 23.107 W 004° 29.421
30U E 389657 N 5360177
Quick Description: L’explosion de l'abri Sadi-Carnot a été l'épisode le plus meurtrier survenu à Brest pendant la Seconde Guerre mondiale. The explosion at the Sadi-Carnot shelter was the deadliest episode in Brest during the Second World War.
Location: Bretagne, France
Date Posted: 11/27/2019 12:52:47 PM
Waymark Code: WM11PNW
Published By: Groundspeak Premium Member ištván
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Long Description:
Credits : (visit link)

"La construction de l'abri Sadi-Carnot

l'entrée de l'abri Sadi-Carnot
L'abri Sadi-Carnot est creusé en pleine ville de Brest de 1941 à 1942 par messieurs Estrade et Pommeret à l'initiative de Victor Eusen, président de la délégation spéciale chargée de gérer Brest entre 1942 et 1944. Il s'étend sur une longueur de 560 mètres entre la porte de Tourville (porte de l’arsenal) et la place Sadi-Carnot (centre-ville) à une profondeur variable. D'autres abris ont aussi été aménagés ailleurs dans l'agglomération brestoise.

En juin 1940, la ville est occupée par les Allemands. Les premiers bombardements de grande ampleur frappent la ville de Brest. L'occupation de la Penfeld par les sous-marins allemands valent à la ville des bombardements intensifs et meurtriers.
Fin mars 1941, la présence des bâtiments de la Kriegsmarine : Scharnhorst, Gneisenau et Prinz Eugen entraîne l’augmentation de la fréquence et la violence des bombardements. La décision de construire un grand abri souterrain au centre-ville est prise.

L'abri Sadi-Carnot pendant le siège de Brest

Reste de l'une des deux salles latérales au centre de l'abri
Le 31 juillet 1944, les Américains effectuent la percée d'Avranches et foncent vers Brest sans rencontrer de résistance. Le général Patton est persuadé qu'une semaine lui suffira pour faire tomber Brest. Le 7 août 1944, les premiers blindés américains se trouvent du côté de Milizac. Les troupes américaines qui amorcent un mouvement de contournement de la ville se retrouvent clouées par des tirs d'artillerie. C'est le début du siège de Brest qui dure 43 jours avant la reddition des Allemands le 18 septembre 1944.

Le 14 août, les civils qui se trouvent encore dans Brest évacuent la ville. L'abri Sadi-Carnot est alors le siège de ce qu’il reste des services administratifs de la municipalité. Victor Eusen est alors le président de la Délégation Spéciale qui assure la survie des 2 000 Brestois restés dans la cité. La moitié de l’abri (256 mètres) est occupée par la population civile (de la place Sadi-Carnot à la rue Amiral-Linois). La partie occupée par les troupes d'occupation s'étendait de la rue Amiral-Linois à la porte Tourville.

Le 3 septembre, le général Ramcke convoque Victor Eusen et lui annonce qu'il se défendra jusqu'au dernier homme dans les fortifications de la ville. Il exige l'évacuation de tous les civils car il a besoin des abris. Mais celle-ci est devenue impossible. Il consent à laisser aux Français une partie de l'abri Sadi-Carnot à condition qu’ils n’en sortent plus. Il accueillait principalement les dirigeants de la Délégation Spéciale, les services municipaux, le service sanitaire, des infirmières de la Croix-Rouge, des dirigeants du Secours national, des assistantes sociales, une dizaine de religieuses des Ordres de l'Assomption, de la Providence et du Bon Secours et des membres de la Défense Passive... Du côté allemand, il y avait des soldats de l'organisation Todt et des parachutistes de la compagnie de réserve.

La catastrophe du 9 septembre 1944
À l’encontre de la Convention de Genève de 1864, dans l’abri occupé par des civils, des caisses de munitions sont entreposées ; elles voisinent avec des bidons d’essence alimentant le groupe électrogène allemand.

C'est dans la nuit du vendredi 8 au samedi 9 septembre 1944 qu'a lieu la catastrophe. À 2 h 30 du matin, un soldat Todt chargé du groupe électrogène qui alimente l'abri se lève pour le mettre en marche. À la suite d'une fausse manœuvre, un incendie éclate. À proximité se trouvait un groupe électrogène de secours utilisé pour la lumière et tout à côté une réserve assez grande de carburant. Enfin, une grande quantité de munitions était entreposée dans l’abri.

Ceux qui réagissent rapidement sortent dans les fumées après avoir monté les 154 marches de l’escalier. Un grondement sourd d'une énorme puissance ébranle la voûte. Ceux qui sont au bout du tunnel sont éjectés comme des fétus de paille. Les autres sont coincés contre la grille qui s'est refermée sous le choc ou morts à l’intérieur.

Toutes les munitions ont explosé transformant le long tunnel en un véritable canon. Les flammes s'élèvent à 30 mètres au-dessus de l'entrée. 371 Français sont morts, carbonisés d'un seul coup ; cinq à six cents Allemands auraient été tués. Victor Eusen est au nombre des victimes.

Les nouveaux aménagements
L'abri Sadi-Carnot est remodelé dans la décennie 1960 pour en faire un abri anti-atomique. On peut voir à l'intérieur de l'abri deux grosses portes blindées ainsi qu’un cénotaphe.

Après plusieurs ouvertures ponctuelles de l’abri, particulièrement lors des 40e et 50e anniversaires de la Libération de la ville et lors de visites scolaires organisées par l’European Peace University, un collectif de témoins de l’époque, de citoyens, d’associations et d’historiens s’est constitué pour réfléchir à la mise en valeur de l’abri afin d’en faire un lieu de mémoire, d’accueil et d’information.

Les aménagements réalisés en 2009 répondent à un double objectif : devoir de mémoire et diffusion d’un message de paix.

Une première phase de travaux a été réalisée en 2008 sur proposition de l’architecte de la ville Alain L’Hostis. Elle a donné une meilleure visibilité de l’entrée haute de l’Abri, rue Émile Zola, près du musée des Beaux-Arts. La liste des victimes, actualisée à partir des recherches des archives municipales et communautaires, a été inscrite sur la paroi vitrée qui borde l’entrée et est désormais, en permanence, visible par tous.

La deuxième phase a consisté en la mise en place, dans le souterrain, partie basse de l’abri, d’une scénographie intérieure, délibérément dépouillée, donnant la parole aux témoins. Elle permet de saisir les effets de la guerre sur la vie quotidienne de la population d’une ville bombardée puis assiégée et l’intensité de la tragédie du 9 septembre 1944. Dans le souterrain a ainsi été créé un espace à la fois sensible, informatif et pédagogique dont l’accès se fait par la porte Tourville.

Cet aménagement a été conçu par Atiz ingénierie culturelle avec le concours, pour la partie historique, d’un comité scientifique présidé par Yvon Tranvouez et Christian Bougeard, professeurs d’histoire à l’Université de Bretagne occidentale."

"The construction of the Sadi-Carnot shelter

the entrance to the Sadi-Carnot shelter
The Sadi-Carnot shelter was dug in the heart of Brest from 1941 to 1942 by Messrs Estrade and Pommeret at the initiative of Victor Eusen, chairman of the special delegation in charge of managing Brest between 1942 and 1944. It extends over a length of 560 metres between Tourville Gate (arsenal gate) and Sadi-Carnot Square (downtown) at a variable depth. Other shelters have also been built elsewhere in the Brescia conurbation.

In June 1940, the city was occupied by the Germans. The first large-scale bombardments hit the city of Brest. The occupation of Penfeld by German submarines led to intensive and deadly bombardments of the city.
At the end of March 1941, the presence of the Kriegsmarine buildings: Scharnhorst, Gneisenau and Prinz Eugen led to an increase in the frequency and violence of bombardments. The decision was made to build a large underground shelter in the downtown area.

The Sadi-Carnot shelter during the siege of Brest

Remainder of one of the two side rooms in the centre of the shelter
On July 31, 1944, the Americans broke through Avranches and headed for Brest without encountering any resistance. General Patton is convinced that one week will be enough for him to bring down Brest. On August 7, 1944, the first American tanks were on the Milizac side. American troops who began a movement to bypass the city found themselves nailed by artillery fire. This was the beginning of the siege of Brest, which lasted 43 days before the Germans surrendered on 18 September 1944.

On August 14, civilians still in Brest evacuated the city. The Sadi-Carnot shelter is then the headquarters of what remains of the municipality's administrative services. Victor Eusen was then the president of the Special Delegation which ensured the survival of the 2,000 Brest residents who had remained in the city. Half of the shelter (256 metres) is occupied by the civilian population (from Sadi-Carnot Square to Admiral-Linois Street). The part occupied by the occupying troops extended from Admiral-Linois Street to Tourville Gate.

On September 3, General Ramcke summoned Victor Eusen and told him that he would defend himself until the last man in the city's fortifications. He demands the evacuation of all civilians because he needs the shelters. But this one became impossible. He agreed to leave part of the Sadi-Carnot shelter to the French on condition that they would not leave it again. It mainly welcomed the leaders of the Special Delegation, the municipal services, the health service, Red Cross nurses, National Relief Officers, social workers, about ten religious of the Orders of the Assumption, Providence and Good Relief and members of the Passive Defence... On the German side, there were soldiers from the Todt organization and paratroopers from the reserve company.

The disaster of September 9, 1944
In contrast to the 1864 Geneva Convention, in the civilian-occupied shelter, ammunition boxes are stored; they are located next to each other with petrol cans supplying the German generator set.

It was on the night of Friday, September 8 to Saturday, September 9, 1944 that the disaster occurred. At 2:30 in the morning, a Todt soldier charged with the generator that supplies the shelter rose to turn it on. Following a false manoeuvre, a fire broke out. Nearby was an emergency generator used for light and next to it was a large enough reserve of fuel. Finally, a large quantity of ammunition was stored in the shelter.

Those who react quickly go out in the fumes after climbing the 154 steps of the stairs. A deep rumble of enormous power shakes the vault. Those at the end of the tunnel are ejected like straw fetuses. The others are stuck against the grid that has closed under impact or dead inside.

All the ammunition exploded, turning the long tunnel into a real cannon. The flames rise 30 metres above the entrance. 371 Frenchmen died, charred all at once; five to six hundred Germans were reportedly killed. Victor Eusen is among the victims.

New developments
The Sadi-Carnot shelter was remodelled in the 1960s to make it a fallout shelter. Inside the shelter are two large armoured doors and a cenotaph.

After several occasional openings of the shelter, particularly on the 40th and 50th anniversaries of the Liberation of the city and during school visits organised by the European Peace University, a group of witnesses of the time, citizens, associations and historians came together to reflect on the enhancement of the shelter in order to make it a place of memory, welcome and information.

The developments carried out in 2009 serve a dual purpose: the duty to remember and the dissemination of a message of peace.

A first phase of work was carried out in 2008 on the proposal of the city's architect Alain L'Hostis. It gave a better visibility of the upper entrance to the Abri, rue Émile Zola, near the Musée des Beaux-Arts. The list of victims, updated on the basis of research from municipal and community archives, has been included on the glass wall bordering the entrance and is now permanently visible to all.

The second phase consisted in the installation, in the underground, lower part of the shelter, of an interior scenography, deliberately stripped down, giving the witnesses the opportunity to speak. It allows us to understand the effects of the war on the daily life of the population of a city bombed and then besieged and the intensity of the tragedy of September 9, 1944. In the underground, a sensitive, informative and educational space has thus been created, accessible via the Tourville gate.

This development was designed by Atiz ingénierie culturelle with the assistance, for the historical part, of a scientific committee chaired by Yvon Tranvouez and Christian Bougeard, professors of history at the University of Western Brittany."

Translated with www.DeepL.com/Translator
Property Permission: Public

Website for Waymark: [Web Link]

Commemoration: The memory of civilian people killed during the war

Date of Dedication: Not listed

Access instructions: Not listed

Access times: Not listed

Location of waymark: Not listed

Visit Instructions:
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