Le Rabelais (Chinon, France, Centre)
Posted by: Groundspeak Premium Member LeBourguignon
N 47° 09.993 E 000° 14.443
31T E 290882 N 5227366
Quick Description: [FR] Cinéma situé à Chinon. [EN] Movie Theater located in Chinon.
Location: Centre-Val-de-Loire, France
Date Posted: 1/6/2018 3:07:08 PM
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Published By: Groundspeak Premium Member bluesnote
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Long Description:
[FR] Cinéma historique situé à Chinon.
La première apparition du cinéma à Chinon remonte au 9 mai 1898. Cette séance unique avec ses vues animées en noir et blanc accompagnées par la musique d'un phonographe est donné dans la salle du café Rabelais, place de l'hôtel de ville.
Les premières programmations régulières ont lieu dès 1914 et sont assurées tous les jeudis soir au Théâtre Municipal par le « Cinéma Saumurois Pathé Frères ».
En fin d'année 1920, après une nouvelle interruption d'un mois, le cinéma devient une activité spécifique et semble vouloir se fixer, au sein du théâtre municipal, en se dotant d'un directeur ; M. Victor Germain.
Après des débuts chaotiques mais prometteurs, le cinéma s'installe en 1922 dans un bâtiment de la rue Jean-Jacques Rousseau, pour ne plus le quitter.
Un homme, M. Bontemps, réhabilite une ancienne grange ou l'on jouait autrefois à la boule de fort. Il s'agit de la salle du cinéma actuel alors baptisée « Palace Rabelais ».
Bien qu'elle soit considérée comme le « palais du cinéma », cette salle annexe du café reste avant tout une salle polyvalente ou sont organisés divers spectacles, fêtes et même parfois des réunions politiques.
Parallèlement à ces spectacles et conformément à la vocation première de la salle, des séances cinématographiques sont hebdomadairement programmées par M. Bontemps. Ainsi, la première séance de cinéma a lieu le 5 octobre 1922 avec le péplum « Quo Vadis ».
Le personnel est alors constitué d'une caissière (Mme Freudenreich), d'un opérateur (M. Georges Demay secondé par M. Charles Blondeau) et de deux ouvreuses, l'une pour la salle et l'autre pour le balcon. Il est à noter que ce rituel des ouvreuses, dont le rôle était de placer les spectateurs, durera jusqu'en 1974.
Le prix des places est fixé en fonction du confort et de la visibilité qu'elles offrent. On trouve ainsi en 1922 pas moins de 4 tarifs différents. Les places réservées sont parmi les deux premiers rangs du balcon. En raison du succès rencontré, les places peuvent être louées à l'avance auprès du café de la ville.
En 1929, M. Bontemps réalise d'importants travaux d'agrandissements avec l'aménagement d'une salle spéciale d'entractes et introduit une innovation musicale : « une nouvelle application permet, grâce à la T.S.F., d'entendre dans toute leur puissance les plus grands orchestres du monde entier ».
1932 voit la clôture de la saison du cinéma muet et l'arrivée du cinéma parlant à Chinon le 26 mars, avec « L'homme qui assassina » comme premier film parlant.
Pendant la guerre, les seules perturbations que connaît le cinéma semblent se limiter à des coupures de courant et à la suppression de la séance du jeudi en saison froide.
A partir de 1940, le programme en deux parties comprend un film principal précédé en première partie d'un documentaire et d'actualités classiques, puis des actualités mondiales à partir de 1941.
Si le cinéma suit son cours, la programmation est néanmoins contrôlée et certains articles sont censurés et les films épurés. Débordant de son rôle d'information, le cinéma est également utilisé comme moyen de propagande.
On sait à présent que pendant l'occupation, des films truqués passaient dans les salles obscures.
En 1946, M. Toni Abinett, nommé gérant pour la durée de la société, entreprend de grands travaux de transformation : une avancée de façade, une insonorisation, une installation de nouveaux sièges garnis de tissus et de strapontins à dossiers fixés au sol, la reconstruction de l'escalier extérieur et la création de la salle de projection remplaçant la cabine suspendue des débuts. La salle compte alors un accueil de 350 places.
A partir de 1955 débute un programme de « connaissance du monde », qui se compose d'un film accompagné d'une conférence présentée par le réalisateur.
Un écran panoramique apparait en 1957 - événement attendu à Chinon – inauguré le 7 juillet 1957 avec le film en cinémascope « Notre Dame de Paris » de J. Delannoy, avec pour interprètes principaux Gina Lollobrigida et Anthony Quinn.
En août 1971, M. Figeac succède à M. Diveu et prend la direction de la salle jusqu'en 1985.
Celui-ci déplore à la fois les coûts de fonctionnement d'une petite salle, la baisse de fréquentation et le manque de succès de la plupart des films qui ne sont pas « grand public ». Après avoir mis un terme aux conférences de « Connaissance du Monde » en 1978, il envisage même de fermer le cinéma.
En définitive, M. Figeac ne ferme pas les portes du « Palace Rabelais » et le cinéma est même rénové sous sa direction en 1984.
1984 est également l'année qui voit également la hausse de la fréquentation grâce notamment à la mise en place, le vendredi et le samedi, de deux séances à 20 heures et 22 heures au lieu de l'unique séance de 21 heures. Ainsi le cinéma propose parfois deux films différents dans une même soirée.
En 1986, un nouveau projecteur est installé. M. Dauzat travaille également avec les scolaires, proposant chaque trimestre une séance à prix spécial au collège Jean Zay et à l'établissement St Joseph.
Cependant, depuis 1986 et malgré la régularité de la programmation et les efforts déployés, la fréquentation chute de nouveau et la gestion du cinéma devient plus difficile pour M. et Mme Dauzat qui, fin 1989, finissent par vouloir arrêter l'exploitation. A ce moment le cinéma Rabelais est le dernier cinéma indépendant d'Indre-et-Loire.
La ville de Chinon envisage alors de reprendre le cinéma.
En septembre 1991, la ville de Chinon pendant le mandat de M. Dauge, rachète le cinéma afin d'éviter sa fermeture, ceci avec l'aide du C.N.C. (Centre National de la Cinématographie). Elle en confie la gérance de courte durée à M. Liadouze, et demande à M. Dauzat de rester projectionniste afin d'assurer la transition. Celui-ci devient alors salarié.
Le 21 mars 1992 est créée l'association « cinéma le Rabelais » qui gère et anime le cinéma, la ville en restant propriétaire. Devant les difficultés que rencontrent les petites salles, la gestion associative semble être la formule la plus adaptée.
La saison 1994 qui démarre tout aussi bien que la précédente est interrompue le 31 août pour trois mois afin de réaliser de grandes transformations.
En effet, cette année restera avant tout celle de la véritable mue du cinéma, confiée par la ville à l'architecte M. Jean-Yves Barrier :
- Transformation de façade.
- Réaménagement, restauration de la salle et du hall d'entrée dans le style des années 50.
- Remplacement du chauffage, de l'installation électrique et de l'écran.
- Transformation et automatisation de la cabine de projection.
La ville de Chinon, l'association « Cinéma le Rabelais », le C.N.C., la Région et l'Etat en ont assuré le financement.
Le cinéma rouvre ses portes le 7 décembre 1994 avec « Forrest Gump », pour réaliser un mois d'entrées record avec près de 4000 spectateurs.
Les travaux se poursuivent en 1996 et 1997 par le changement des tapisseries et des éclairages, ainsi que de tout le matériel de projection.
En 1995, année du bicentenaire du cinéma, l'affluence du public se poursuit pour tous les types de programmation et le nombre de spectateur atteint les 30000. Ciné Plus augmente le nombre de ses séances. Ainsi, plus de 300 adhérents aux deux associations sont recensés.
Le Cinéma le Rabelais développe son action envers tous les scolaires et s'attache à intéresser un public plus large venu de tout le canton.
2005 : installation d'un mur d'affichage lumineux dans la nouvelle entrée derrière la mairie.
2011 : en juin, le cinéma passe de l'argentique au numérique.
[EN] Historic cinema located in Chinon.
The first appearance of cinema in Chinon dates back to May 9, 1898. This unique session with its animated views in black and white accompanied by the music of a phonograph is given in the room of the café Rabelais, Place de l'Hotel de Ville.
The first regular programs take place in 1914 and are provided every Thursday evening at the Municipal Theater by the "Cinema Saumurois Pathé Frères".
At the end of the year 1920, after another interruption of one month, the cinema becomes a specific activity and seems to want to settle, within the municipal theater, by having a director; Victor Germain.
After a chaotic but promising beginning, the cinema moved in 1922 to a building on Jean-Jacques Rousseau Street, never to leave it.
A man, Mr. Bontemps, rehabilitates an old barn where one used to play the ball of fort. This is the current cinema hall then called "Palace Rabelais".
Although it is considered the "palace of the cinema", this annex room of the café remains above all a multipurpose room where are organized various spectacles, parties and sometimes even political meetings.
In parallel with these performances and in keeping with the hall's primary vocation, film screenings are scheduled weekly by Mr. Bontemps. Thus, the first film session took place on October 5, 1922 with the peplum "Quo Vadis".
The staff then consists of a cashier (Mrs Freudenreich), an operator (Mr Georges Demay seconded by Mr Charles Blondeau) and two openers, one for the room and the other for the balcony. It should be noted that this ritual of the openers, whose role was to place the spectators, last until 1974.
The price of seats is set according to the comfort and visibility they offer. We find in 1922 no less than four different rates. The reserved seats are among the first two rows of the balcony. Because of the success, places can be rented in advance at the city's café.
In 1929, Mr. Bontemps carried out major extensions with the development of a special intermission room and introduced a musical innovation: "a new application allows, thanks to the TSF, to hear in all their power the biggest orchestras around the world ".
1932 saw the closing of the silent film season and the arrival of the talking cinema in Chinon on March 26, with "L'homme qui assassina" as the first talking film.
During the war, the only disturbances in the cinema seem to be limited to power cuts and the cancellation of the Thursday session in the cold season.
Beginning in 1940, the two-part program consisted of a main film preceded by the first part of a documentary and classic news, then world news from 1941.
If the cinema continues its course, the programming is nevertheless controlled and some articles are censored and the films are purified. Bursting with its role of information, the cinema is also used as a means of propaganda.
It is now known that during the occupation, faked films went into the dark rooms.
In 1946, Mr. Toni Abinett, appointed manager for the duration of the company, undertakes major transformation work: a facade, soundproofing, installation of new seats upholstered with fabrics and floor-mounted folding seats, reconstruction of the external staircase and the creation of the projection room replacing the suspended cabin of the beginnings. The room counts then a reception of 350 places.
From 1955 begins a program of "knowledge of the world", which consists of a film accompanied by a conference presented by the director.
A panoramic screen appears in 1957 - expected event in Chinon - inaugurated on July 7, 1957 with the film in cinemascope "Notre Dame de Paris" by J. Delannoy, with for main performers Gina Lollobrigida and Anthony Quinn.
In August 1971, Mr. Figeac succeeded Mr. Diveu and took over the management until 1985.
It deplores both the costs of running a small room, the decline in attendance and the lack of success of most films that are not "mainstream". After putting an end to the lectures of "Knowledge of the World" in 1978, he even plans to close the cinema.
Ultimately, Mr. Figeac does not close the doors of "Palace Rabelais" and the cinema was even renovated under his direction in 1984.
1984 is also the year that also sees the increase in attendance thanks to the establishment, on Friday and Saturday, two sessions at 20 hours and 22 hours instead of the single session of 21 hours. Thus the cinema sometimes offers two different films in the same evening.
In 1986, a new projector is installed. Mr. Dauzat also works with the schools, offering a quarterly session at a special price at Jean Zay College and St Joseph Institution.
However, since 1986 and despite the regularity of the programming and the efforts made, the attendance drops again and the management of the cinema becomes more difficult for Mr. and Mrs. Dauzat who, at the end of 1989, end up wanting to stop the exploitation. At this time the Rabelais cinema is the last independent cinema in Indre-et-Loire.
The city of Chinon then plans to resume the cinema.
In September 1991, the city of Chinon during the term of Mr. Dauge, bought the cinema to avoid its closure, this with the help of C.N.C. (National Center of Cinematography). It entrusts the short-term management to Mr. Liadouze, and asks Mr. Dauzat to remain projectionist to ensure the transition. He becomes salaried.
On March 21, 1992 is created the association "cinema le Rabelais" which manages and animates the cinema, the city by remaining owner. Faced with the difficulties encountered in small rooms, associative management seems to be the most appropriate formula.
The 1994 season, which starts just as well as the previous one, is interrupted on August 31st for three months in order to achieve major transformations.
Indeed, this year will remain above all that of the true moulting of the cinema, entrusted by the city to the architect Mr. Jean-Yves Barrier:
- Facade transformation.
- Redevelopment, restoration of the hall and lobby in the style of the 50s.
- Replacement of heating, electrical installation and screen.
- Transformation and automation of the projection booth.
The city of Chinon, the association "Cinema Rabelais", the C.N.C., the Region and the State have provided funding.
The cinema reopened on December 7, 1994 with "Forrest Gump", to achieve a month of record entries with nearly 4000 spectators.
Work continues in 1996 and 1997 with the change of tapestries and lighting, as well as all projection equipment.
In 1995, year of the bicentenary of the cinema, the crowd of the public continues for all the types of programming and the number of spectator reaches the 30,000. Ciné Plus increases the number of its sessions. Thus, more than 300 members of the two associations are listed.
The Cinema Rabelais develops its action towards all the schools and is interested in interesting a wider public come from all the canton.
2005: installation of a luminous wall in the new entrance behind the town hall.
2011: in June, the cinema goes from film to digital.
Year Theater Opened: 1922

Ticket Price (local currency): 8.00 (listed in local currency)

Number of Screen(s): 1

Web site: [Web Link]

Matinee Price (local currency): Not Listed

Concessions Available: Not Listed

Visit Instructions:
Must take a photo of the theater.
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