Maison de maquisards- Tréminis- Isère- Rhône-Alpes-France
Posted by: Groundspeak Premium Member SISABIEL
N 44° 42.861 E 005° 46.092
31T E 719258 N 4954947
Quick Description: Le maquis de Tréminis. L’histoire des maquis de Tréminis et son tragique démantèlement le 19 octobre 1943
Location: Auvergne-Rhône-Alpes, France
Date Posted: 10/22/2017 1:35:07 PM
Waymark Code: WMWWGG
Published By: Groundspeak Premium Member wayfrog
Views: 2

Long Description:
FR.
Un « Camp protestant », un mini camp, était installé au dessus de la Sagne de Château Bas, en août 43 dans une baraque de bûcherons, presque sans armes, en attendant mieux ! Le camp du « Pied de la Vallée » dont la finalité aurait été, selon certaines sources, de former des cadres du maquis, s’était créé à partir du mois de juin.
Les baraques étaient construites plus haut, à 1350 m d’altitude au lieu-dit « Le Nid ».
L’effectif du camp s’établissait entre trente et quarante hommes dont la majeure partie étaient très jeunes, entre 17 et 25 ans et venaient d’horizons très divers. Mal armés, ils disposaient toutefois d’une certaine autonomie financière. A la ferme de Sauvanière, madame Bard mettait son pétrin et son four à disposition pour la fabrication du pain. Quant au ravitaillement, il semble ne jamais avoir posé de problème, et le maquis n’a jamais vécu en « parasite » au détriment du village.
Le 19 octobre 1943, c’est une trahison qui a mené les maquis de Tréminis à leur perte. Guidées par Meusard, les colonnes allemandes attaquent à l’aube. Pour encercler le camp du « Pied de la vallée », elles arrivent à la fois par cette route et de l’autre côté, par Lus le Croix Haute et La Jarjatte. Au petit matin, le bruit des camions réveille les habitants du village. Le garde forestier, Jean Marie Tref est arrêté et sommé de conduire l’assaillant au camp. En bon connaisseur de la forêt, il prendra de multiples détours. Les maquisards sont surpris et tout s’effondre en quelques minutes. La première victime, Jean Amigoni, blessé, se traîne sur un chemin, non loin d’ici. Il sera rattrapé et achevé d’une balle dans la tête. René Pinguet, Jacques Casanova, André Coutelier, Pisolino et René Perrochon sont arrêtés. Parmi les habitants : Mme Bard dans sa ferme de Sauvanière, Robert et René Barthalais, André Girard et Jean Giraud sont aussi arrêtés. Daniel Girard essuie des coups de feu mais parvient à s’échapper. Le camp protestant s’effondre à son tour. Sont faits prisonniers, René Lescoute, Joseph Laroche, George Siguier et Yves Fabre. Pierre Lortic et Bertrand Deluze étaient absents ce jour-là. A Grenoble, seront arrêtés Francis Lagardère et André Girard-Clot. Le bilan est lourd : un mort et seize arrestations. Les autres maquisards réussissent à s’enfuir guidés par Jean Robin qui connaît bien la montagne. Certains d’entre eux poursuivront le combat à Malleval en janvier 44 ou en Savoie ou dans le Vercors en juillet 44….
Les camps se sont établis et ont vécu une existence éphémère en grande partie grâce à l’appui actif ou, au moins à leur acceptation de la part de la population locale. Les risques étaient énormes, ils ont été assumés.
Aujourd’hui, 70 ans après, nous devons rendre hommage à ceux qui, au plus profond de la nuit, se sont levés pour dire non, il est de notre devoir de redire sans cesse que la liberté nécessite un combat permanent et que ce qui s’est passé il y a 70 ans peut parfaitement se reproduire aujourd’hui, là bas ou ici et l’actualité récente ne fait que le confirmer. Ne lâchons pas la garde, que chacun à sa façon, à son niveau transmette et passe le témoin aux générations suivantes.
Source: Le maquis de Tréminis.

EN.
A "Protestant camp", a mini camp, was installed above the Sagne de Château Bas, in August 43 in a barracks of loggers, almost without weapons, while waiting for better! The camp of the "Foot of the Valley" whose purpose would have been, according to some sources, to train cadres of the maquis, had been created from the month of June.
The huts were built higher, at 1350 m altitude at a place called "Le Nid".
The strength of the camp was between thirty and forty men, most of whom were very young, between the ages of 17 and 25, and came from very different backgrounds. Poorly armed, however, they had some financial autonomy. At the farm of Sauvaniere, Madame Bard put her kneader and oven at the disposal of the bread. As for the supply, it seems never to have posed a problem, and the maquis never lived in "parasite" to the detriment of the village.
On October 19, 1943, it was treason that led the maquis of Tréminis to their loss. Guided by Meusard, the German columns attack at dawn. To encircle the camp of the "Foot of the valley", they arrive at the same time by this road and on the other side, by Lus the Cross High and the Jarjatte. In the early morning, the noise of the trucks awakens the inhabitants of the village. The ranger, Jean Marie Tref is arrested and summoned to drive the assailant to the camp. As a good connoisseur of the forest, he will take multiple detours. The guerrillas are surprised and everything collapses in a few minutes. The first victim, Jean Amigoni, injured, is dragging on a path, not far from here. He will be caught and shot in the head. René Pinguet, Jacques Casanova, André Coutelier, Pisolino and René Perrochon are arrested. Among the inhabitants: Mrs. Bard in her farm of Sauvanière, Robert and René Barthalais, André Girard and Jean Giraud are also arrested.
Daniel Girard is shot but manages to escape. The Protestant camp collapses in turn. René Lescoute, Joseph Laroche, George Siguier and Yves Fabre were captured. Pierre Lortic and Bertrand Deluze were absent that day. In Grenoble, will be arrested Francis Lagardère and André Girard-Clot. The toll is heavy: one dead and sixteen arrests. The other maquisards manage to escape guided by Jean Robin who knows the mountain well. Some of them will continue the fight in Malleval in January 44 or in Savoy or Vercors in July 44 ....
The camps have established themselves and have lived an ephemeral existence largely thanks to the active support or, at least, their acceptance by the local population. The risks were enormous, they were assumed.
Today, 70 years later, we must pay tribute to those who, in the depths of the night, have risen to say no, it is our duty to constantly say that freedom requires a constant struggle and that what happened 70 years ago can perfectly reproduce today, there or here and the recent news only confirms it. Let's not let go of the guard, let everyone in his own way, at his level, transmit and pass the baton to the next generations.
Source: Le maquis de Tréminis.
Qui a placé ce repère historique ? / Who placed this historical marker ?:
La commune de Tréminis. Hameau de l Eglise 38710 Tréminis Téléphone : 04 76 34 73 39 Horaires d'ouverture ◦lundi : 9h - 12h ◦mercredi : 9h - 12h ◦jeudi : 13h30 - 17h ◦samedi : 9h - 12h


Site internet / Internet Website: [Web Link]

Date de placement / Date of establishment: Not listed

Eléments cryptés / Encrypted elements: Not listed

Conditions de visite alternatives / Alternative visit requirements: Not listed

Visit Instructions:
[FR] Une preuve de votre visite est demandée. Joignez à votre log une photo du repère historique et culturel ou répondez à la question alternative proposée par l'owner quand elle existe (si vous ne pouvez joindre de photo).
[ENG] A proof of your visit is needed. Join a picture from the historical and cultural marker to your log or respond to the alternative question proposed by owner if available (if you can't provide a picture).
Search for...
Geocaching.com Google Map
Google Maps
MapQuest
Bing Maps
Nearest Waymarks
Nearest Histoires de France (French historical markers)
Nearest Geocaches
Nearest Benchmarks
Create a scavenger hunt using this waymark as the center point
Recent Visits/Logs:
There are no logs for this waymark yet.