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L'oranger des osages - Montpellier - France
Posted by: Groundspeak Premium Member Alfouine
N 43° 36.906 E 003° 52.336
31T E 570384 N 4829493
Quick Description: L'oranger des osages du jardin de plantes de Montpellier. The orange of the osages of the plant garden of Montpellier.
Location: Occitanie, France
Date Posted: 5/6/2017 10:02:12 AM
Waymark Code: WMVMXN
Published By: Groundspeak Regular Member Dorcadion Team
Views: 3

Long Description:
Credits : (visit link)

"Maclura aurantiaca syn. M.pomifera
Voilà un petit arbre épineux, de la famille des mûriers (Moracées). Son nom commun l’attribue aux Osages, tribu indienne d’Amérique du nord – Arkansas, Texas, Oklahoma, Missouri, and Kansasb- qui l’utilisait pour de multiples usages. Teinture, haies défensives, fabrication des arcs… il était bon à tout. Un coup d’œil sur l’architecture arquée de ses branches montre qu’ils étaient bien adaptés à ce dernier usage… Son nom vernaculaire outre Atlantique, bodark, rappelle-t-il que la tribu des Osages fut en contact avec des colons français ?
L’espèce est dioïque, avec des pieds mâles et des pieds femelles, aux drôles inflorescences hérissées de longs styles.
Le maclura a été découvert par Lewis et Clarke en 1804 dans la région du fleuve Mississipi.
C’est le pépiniériste parisien Cels qui, d’après Alire Raffeneau-Delile, l’a cultivé le premier en France à partir de 1820.
Mais ce dernier, qui fut vice-consul de France en Caroline du Nord, semble lui aussi être mêlé à l’affaire… En 1819 il est nommé directeur du jardin des plantes de Montpellier. En 1822 il plante dans l’Ecole forestière l’un des deux rejets de souche d’un arbre de Baltimore, qui lui avaient été envoyés en 1821, par Elias Dunand, pharmacien botaniste français, par l’intermédiaire de Cels. « Cette multiplication végétative avait conduit à ce qu’il n’y ait que des individus femelles qui fleurirent pour la première fois en 1827 à Montpellier alors que sous le climat moins favorable de la région parisienne, ils ne fleurirent qu’en 1831. Delile réussit à obtenir un maclura mâle, par l’intermédiaire d’un pépiniériste des environs de Tarascon, M. Audibert. L’arbre provenait des pépinières new-yorkaises de William Price ».
Plantés côte à cote dans l’école forestière du jardin de Montpellier, on raconte que les deux pieds se sont alors rapprochés l’un de l’autre. Mais le pied mâle a été abattu par le vent en 1991. Sa « veuve », comme l’appelait le professeur Jarry, alanguie en position horizontale, a engendré un processus de réitération, que l’on ne peut manquer de remarquer. Ce processus utilisé par les orangers des Osages leur permet de se reproduire par voie végétative dans des conditions difficiles.
Dans son jeune âge, le maclura est très épineux et le jardin des Plantes a pu le proposer pour former des haies défensives. On retrouve parfois dans les vieux mas des environs de Montpellier, en limite de propriété, des alignements de macluras témoignant de cet usage.
De part son appartenance à la famille des mûriers, de nombreux essais ont été effectués, tant en France qu’en Italie, pour utiliser son feuillage dans l’élevage des vers à soie. Moins sensible au gel que le feuillage du mûrier, des espoirs avait été fondés sur le remplacement de celui-ci.
En avril 1834, le botaniste Matthieu Bonafous, directeur du jardin royal d’agriculture de Turin est à Montpellier. Depuis 1824 il recherche une nourriture de substitution pour les vers à soie. En effet, cette année-là des gelées tardives de printemps ont grillé les feuilles de Mûrier blanc qui constituaient la seule nourriture des chenilles. Les feuilles du Maclura donnent un excellent résultat et Bonafous rédige un mémoire de ses recherches pour l’Académie des Sciences.
« Un mémoire qui tombe sous les yeux de l’un des membres de la docte académie : Adrien de Gasparin. Le comte de Gasparin est le directeur de l’institut agronomique de Versailles et également le maire d’Orange, une ville où la sériciculture est prospère. Sa famille cultive des mûriers afin d’en vendre les feuilles aux magnaneries. Adrien de Gasparin leur fournit des plants de Maclura ainsi qu’à ses administrés, tant et si bien qu’au bout de quelques années sa ville en est toute ceinturée. Trois fruits de cet arbre sont choisis pour figurer sur ses armoiries. »
Mais Delile a montré dans un rapport édité par la société d’Horticulture de l’Hérault en 1835, qu’il n’était pas possible d’utiliser cette nourriture durant tout le cycle de croissance des Bombyx mori sous peine de les voir dépérir avant qu’ils ne produisent leur cocon.
Le maclura ne fut pas pour autant vraiment abandonné mais planté comme arbre d’ornement.
Tout au long du XIXe siècle il fut à la mode dans les parcs de style paysager, notamment dans le sud de la France. Ainsi le retrouve-t-on au jardin de la Fontaine de Nîmes, dans de nombreux parcs montpelliérains tel celui du château de Flaugergues, tout comme aux Buttes Chaumont.
A partir de 1934 aux États-Unis, il fut à nouveau l’objet de culture intensive. Sous la présidence de Roosevelt furent mis en lui tous les espoirs pour sauver l’agriculture en contrant les tempêtes de poussières pour prévenir l’érosion des sols dans la région des Grandes plaines. Près de 30 000 kilomètres de haies d’oranger des Osages, 220 millions d’arbres, ont été alors plantés.
Il est aujourd’hui encore présent ça et là, témoin de toute cette histoire, dont le temps à quelques fois enjolivé certains épisodes. J’ai pu lire, il y à longtemps, dans un bulletin de la société d’Horticulture du Gard, que l’on pensait que c’était le Marquis de Baroncelli qui avait fait planter des Orangers des Osages dans les parcs de Provence en témoignage de son amitié avec les Sioux…"

"Maclura aurantiaca syn. M.pomifera
Here is a small thorny tree, of the family of mulberry trees (Moraceae). Its common name attributes it to the Osage, the North American Indian tribe - Arkansas, Texas, Oklahoma, Missouri, and Kansasb - which used it for multiple uses. Dyeing, defensive hedges, making bows ... he was good at everything. A glance at the arched architecture of its branches shows that they were well adapted to this last use ... Its vernacular name across the Atlantic, bodark, recalls that the Osage tribe was in contact with French settlers ?
The species is dioecious, with male feet and female feet, with funny inflorescences bristling with long styles.
The maclura was discovered by Lewis and Clarke in 1804 in the Mississippi River region.
It is the Parisian nurseryman Cels who, according to Alire Raffeneau-Delile, cultivated it first in France from 1820.
But the latter, who was vice-consul of France in North Carolina, also seems to be involved in the affair ... In 1819 he was appointed director of the plant garden in Montpellier. In 1822 he planted one of the two stump rejects of a tree in Baltimore, which had been sent to him in 1821 by Elias Dunand, a French botanist pharmacist, through Cels. "This vegetative multiplication had led to the existence of only female individuals which flourished for the first time in 1827 in Montpellier, whereas under the less favorable climate of the Paris region they did not flower until 1831. Delile Succeeded in obtaining a male maclura, through a nurseryman from the neighborhood of Tarascon, M. Audibert. The tree came from the New York nurseries of William Price.
Planted side by side in the forestry school of the garden of Montpellier, it is said that the two feet have then come closer to each other. But the male foot was blown down by the wind in 1991. His "widow", as Professor Jarry called him, languished in a horizontal position, engendered a process of reiteration, which one can not fail to notice. This process used by Osage orange trees allows them to reproduce vegetatively under difficult conditions.
In its young age, maclura is very thorny and the Jardin des Plantes was able to propose it to form defensive hedges. Sometimes in the old farmhouses around Montpellier, on the border of property, there are alignments of macluras testifying to this use.
Due to its membership in the mulberry family, numerous trials have been carried out, both in France and Italy, to use its foliage in silkworm rearing. Less sensitive to frost than the foliage of the mulberry tree, hopes had been based on the replacement of it.
In April 1834, the botanist Matthieu Bonafous, director of the Royal Garden of Agriculture of Turin is in Montpellier. Since 1824 he seeks alternative food for silkworms. In fact, in that year, late spring frosts roasted the white mulberry leaves, which constituted the only food of the caterpillars. The leaves of the Maclura give an excellent result, and Bonafous writes a memoir of his researches for the Academy of Sciences.
"A memoir that falls under the eyes of one of the members of the learned academy: Adrien de Gasparin. Count de Gasparin is the director of the agronomic institute of Versailles and also the mayor of Orange, a city where sericulture is prosperous. His family grows mulberry trees in order to sell the leaves to the magnaneries. Adrien de Gasparin supplied them with Maclura seedlings as well as his dependents, so that after a few years his city was all belted. Three fruits of this tree are chosen to appear on its coat of arms. "
But Delile showed in a report published by the horticulture society of the Hérault in 1835 that it was not possible to use this food throughout the cycle of growth of the Bombyx mori under penalty of seeing them die before That they produce their cocoon.
The maclura was not really abandoned but planted as an ornamental tree.
Throughout the nineteenth century it was fashionable in landscaped parks, especially in the south of France. Thus it is found in the garden of the Fontaine de Nîmes, in many parks in Montpellier such as the castle of Flaugergues, as well as the Buttes Chaumont.
From 1934 onwards in the United States, it was once again subjected to intensive cultivation. Under the presidency of Roosevelt were put all hopes in him to save agriculture by counteracting dust storms to prevent soil erosion in the Great Plains region. Nearly 30,000 kilometers of orange groves of the Osages, 220 million trees, were then planted.
It is still present here and there, witness of all this history, whose time has sometimes embellished certain episodes. I was able to read, a long time ago, in a bulletin of the Society of Horticulture of the Gard, that it was thought that it was the Marquis de Baroncelli who had planted Osage orange trees in the parks of Provence in Testimony of his friendship with the Sioux ... "
Genus/Species: Maclura pomifera

Height: 82

Girth: 9

Method of obtaining height: Clinometer

Method of obtaining girth: Reliable source

Location type: Park

Age: 195

Website reference: [Web Link]

Historical significance: Not listed

Planter: Not listed

Parking coordinates: Not Listed

Walk time: Not Listed

Photograpy coordinates: Not Listed

Visit Instructions:
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