Frontstalag 230 - Poitiers - France
Posted by: Groundspeak Premium Member Alfouine
N 46° 34.116 E 000° 22.414
31T E 298726 N 5160576
Quick Description: Les Frontstalags étaient des camps de prisonniers de l'Armée allemande situés principalement en France dans la zone occupée. The Frontstalags were German Army prison camps located mainly in France in the occupied zone.
Location: Nouvelle-Aquitaine, France
Date Posted: 2/16/2020 12:37:02 AM
Waymark Code: WM123AV
Published By: Groundspeak Premium Member lumbricus
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Long Description:
Credits : (visit link)

"À la suite de la défaite française, les Allemands réquisitionnent la caserne Ladmirault et y installent le Frontstalag 230 le 20 juillet 1940. À la différence des prisonniers de métropole transférés en Allemagne, les combattants coloniaux – Antillais, Malgaches, Indochinois, Sénégalais, Marocains, Tunisiens –, interdits de séjour sur le sol allemand, y sont placés sous l’autorité militaire allemande. Le camp, qui regroupe plus de 7 300 détenus, est fermé en février 1942 et repasse aux mains de l’État français."

"Les plans des locaux
Les locaux de la caserne Ladmirault, réquisitionnés par les Allemands en 1940, s’avérant très rapidement insuffisants pour accueillir tous les prisonniers, ces derniers sont mis à contribution pour édifier ex nihilo, d’octobre à décembre 1940, quatre blocs de baraquements, portant la capacité d’accueil du camp à plus de 9 000 personnes. Le recours aux photographies aériennes et aux archives a permis de restituer de vastes quadrilatères entourés de fils de fer barbelés sur plusieurs rangées. Un rapport de 1944, dressé en prévision de la réutilisation du camp, permet de reconstituer son organisation. La première enceinte (bloc C sud) dispose d’un grand bâtiment maçonné pouvant loger 300 prisonniers, servir de réfectoire ou être aménagé en infirmerie, de 10 baraques pouvant contenir chacune 100 prisonniers, d’un bâtiment en briques contenant les WC et d’un bâtiment en maçonnerie de grandes dimensions dans lequel se trouvent les cuisines et le magasin aux vivres. La deuxième enceinte (bloc D avant agrandissement) compte 9 baraques (100 prisonniers par baraque). La troisième 3 (bloc C nord) regroupe 4 baraques pouvant accueillir 300 personnes ainsi qu’une baraque avec WC. La quatrième (bloc B) comprend 66 baraques. À côté de ces aménagements, le dernier bloc (A) comprend 78 baraques. Le plan orthogonal semble avoir été systématiquement utilisé dans le cas des créations ex nihilo. Les formes de l’internement se voulaient ainsi rationalisées et fonctionnelles, à même d’établir et de faciliter la gestion du personnel et des prisonniers. Cette organisation permettait une répartition des effectifs et une séparation catégorielle des populations présentes au sein du camp. Les structures administratives et les organes décisionnels étaient relégués en périphérie, tandis que chaque îlot était scindé en deux ensembles distincts d’une capacité équivalente. Le Centre de Séjour surveillé comprenait ainsi 33 baraques réservées aux hommes et 33 baraques réservées aux femmes et aux enfants de moins de 14 ans, la séparation étant matérialisée dans l’espace par des installations sanitaires communes, sises au centre de l’îlot (bloc B).

La prière est tolérée, tandis que le souci de la santé morale des prisonniers s’illustre par le recours aux jeux (dominos ou dés, très prisés des armées), aux livres (distribués ponctuellement par la Croix-Rouge et les Amitiés Africaines) ; des cours sont également dispensés au sein du camp. La réception de colis et de lettres est permise. Des marraines de guerre, recrutées parmi la population française, notamment des élèves de 13-15 ans, écrivent aux détenus et tentent d’entretenir leur moral.
Une couverture est fournie à chaque détenu. La Croix-Rouge distribue des vêtements usagés ; gants et chaussettes manquent cruellement, ce qui cause des engelures. Les rations alimentaires, surtout composées de rutabagas et de pommes de terre, sont complétées par des colis réguliers d’associations.

Les conditions de détention au Frontstalag 230
Les conditions de détention des troupes coloniales sont documentées par le témoignage écrit de Léopold Sédar Senghor, détenu d’octobre à novembre 1941 au Frontstalag, document inédit découvert en 2010 par l’historien allemand Raffael Scheck (professeur au Colby College – Waterville, Maine). Senghor y décrit le froid, le manque d’installations sanitaires, le développement de maladies – notamment la tuberculose – et les tensions entretenues par les Allemands entre les différentes nationalités. Les archives confirment ce constat : de janvier à avril 1941, 30 décès sont dus à la tuberculose ; toutes causes confondues, 76 individus meurent au mois d’avril. Les photographies témoignent cependant aussi du respect de quelques principes émis par la convention de Genève (1929). Par ailleurs, les relations avec l’autorité et, en premier lieu, avec les gardiens n’apparaissent pas toujours hostiles et inamicales. Des cas de fraternisation ont été observés. Senghor lui-même noue une relation d’amitié avec son gardien, linguiste de formation, qui perdurera après la guerre.

Les allées empierrées, apparues, lors du diagnostic, directement sous la terre végétale – largeur conservée de 4 m en moyenne pour une quarantaine de centimètres rouleau permis l’assainissement du terrain ; les blocs de calcaire gréseux qui les constituent ont été compactés par les détenus à l’aide de rouleaux à main. d’épaisseur –, ont permis l’assainissement du terrain ; les blocs de calcaire gréseux qui les constituent ont été compactés par les détenus à l’aide de rouleaux à main a permis l’assainissement du terrain ; les blocs de calcaire gréseux qui les constituent ont été compactés par les détenus à l’aide de rouleaux à main.

Cette photographie du CSS montre les captifs au travail. S’assurer de la bonne santé morale des prisonniers de guerre est un devoir qui incombe à tout commandant de camp, selon la convention de Genève. L’oisiveté est combattue. Le travail est organisé à l’intérieur du camp sous la forme de corvées diverses (nettoyage, assainissement, etc.). De plus, ces personnes provenant de tous les milieux socio-professionnels sont très vite perçues par l’État comme une manne économique.
Sur la base du volontariat, les prisonniers sont employés à l’extérieur, que ce soit dans l’agriculture ou à la reconstruction du pays (au déblaiement des zones bombardées de Poitiers, aux usines, à la gare). Cela concerne avant tout les hommes, seules quelques femmes sortent du camp pour effectuer des travaux de couture et de lessivage."

"Following the French defeat, the Germans requisitioned the Ladmirault barracks and set up Frontstalag 230 there on 20 July 1940. Unlike the prisoners of war transferred to Germany, the colonial fighters - West Indians, Madagascans, Indochinese, Senegalese, Moroccans and Tunisians - who were banned from German soil, were placed under German military authority. The camp, which housed more than 7,300 detainees, was closed in February 1942 and returned to the French state."

"The plans of the premises
The premises of the Ladmirault barracks, requisitioned by the Germans in 1940, very quickly proved insufficient to accommodate all the prisoners, and the latter were called upon to build four blocks of barracks ex nihilo, from October to December 1940, bringing the camp's capacity to more than 9,000 people. The use of aerial photographs and archives made it possible to reconstruct vast quadrilaterals surrounded by barbed wire in several rows. A 1944 report, drawn up in anticipation of the camp's re-use, reconstructed its organization. The first enclosure (block C south) has a large masonry building that can house 300 prisoners, serve as a refectory or be converted into an infirmary, 10 barracks that can each hold 100 prisoners, a brick building containing the toilets and a large masonry building in which the kitchens and the food store are located. The second enclosure (Block D before enlargement) has 9 barracks (100 prisoners per barracks). The third 3 (block C north) consists of 4 barracks with a capacity of 300 persons and one barracks with a toilet. The fourth (Block B) has 66 barracks. In addition to these facilities, the last block (A) has 78 barracks. The orthogonal plan seems to have been systematically used in the case of the ex nihilo creations. The forms of internment were thus intended to be streamlined and functional, capable of establishing and facilitating the management of staff and prisoners. This organization allowed for a distribution of personnel and a categorical separation of the populations present in the camp. The administrative structures and decision-making bodies were relegated to the periphery, while each block was divided into two separate units of equal capacity. The Supervised Stay Centre thus comprised 33 barracks reserved for men and 33 barracks reserved for women and children under the age of 14, with the separation being spatially materialized by common sanitary facilities located in the centre of the block (Block B).

Prayer is tolerated, while concern for the moral health of the prisoners is illustrated by the use of games (dominoes or dice, very popular with the armies), books (distributed from time to time by the Red Cross and African Friendships); courses are also given within the camp. The reception of parcels and letters is allowed. War godmothers, recruited from among the French population, especially pupils aged 13-15, write to the detainees and try to keep up their morale.
A blanket is provided for each detainee. The Red Cross distributes used clothing; gloves and socks are cruelly missing, causing frostbite. Food rations, consisting mainly of rutabagas and potatoes, were supplemented by regular parcels from associations.

Detention conditions in Frontstalag 230
The detention conditions of the colonial troops are documented by the written testimony of Léopold Sédar Senghor, detained from October to November 1941 at the Frontstalag, an unpublished document discovered in 2010 by the German historian Raffael Scheck (professor at Colby College - Waterville, Maine). Senghor describes the cold, the lack of sanitary facilities, the development of diseases - particularly tuberculosis - and the tensions maintained by the Germans between the different nationalities. The records confirm this observation: from January to April 1941, 30 deaths were due to tuberculosis; from all causes, 76 people died in April. However, the photographs also show respect for some of the principles of the Geneva Convention (1929). Moreover, relations with the authorities and, first and foremost, with the guards do not always appear hostile and unfriendly. Cases of fraternisation have been observed. Senghor himself developed a friendly relationship with his guardian, a linguist by training, which lasted after the war.

The stony alleys, which appeared, during the diagnosis, directly under the topsoil - 4 m wide on average for about 40 centimetres -, allowed the land to be cleaned up; the blocks of sandstone limestone that make them up were compacted by the detainees with the help of hand rollers. thick, allowed the land to be cleaned up; the blocks"

Translated with www.DeepL.com/Translator (free version)

Credits : (visit link)

"La stèle, inaugurée le 4 septembre 1985, porte deux plaques. Sur la première se trouve le texte suivant:

En ce lieu se trouvait le / « camp d’internement de la route de Limoges ». / Du mois de décembre 1940 à la libération, / le 5 septembre 1944, plusieurs milliers d’hommes, / de femmes, d’enfants, juifs ou tsiganes / et des résistants y furent entassés dans des / conditions inhumaines, avant d’être déportés / vers des camps de concentration / et d’extermination nazis.

La deuxième plaque a été ajoutée le le 16 juillet 1994 avec ce texte :

La République française / en hommage aux victimes / des persécutions raciste et antisémites / et des crimes contre l’humanité / commis sous l’autorité de fait / dite gouvernement de l’État français / (1940-1944) / N’oublions jamais."

"The stele, inaugurated on September 4, 1985, bears two plaques. On the first is the following text:

In this place was located the / "internment camp of the Limoges road" / From December 1940 until the liberation, / on September 5, 1944, several thousands of men, / women, children, Jews or gypsies / and resistance fighters were crammed in / inhuman conditions, before being deported / to Nazi concentration / and extermination camps.

The second plaque was added on July 16, 1994 with this text:

The French Republic / in homage to the victims / of racist and anti-Semitic persecutions / and crimes against humanity / committed under the de facto authority / known as the government of the French State / (1940-1944) / Let us never forget".

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