L'abbaye de Royaumont - Asnières-sur-Oise, France
Posted by: Groundspeak Premium Member RakeInTheCache
N 49° 08.846 E 002° 23.064
31U E 455106 N 5444027
Quick Description: [FR] C'est la plus grande abbaye cistercienne d'Île-de-France construite entre 1228 et 1235 sous l'égide de Louis IX. [EN] The largest Cistercian abbey in the Ile-de-France (Paris) Region constructed between 1228 and 1235.
Location: France
Date Posted: 6/29/2008 12:37:36 PM
Waymark Code: WM42VV
Published By: Groundspeak Premium Member silverquill
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Long Description:
[FR] Fondée par le futur roi saint Louis selon le vœu de son père, l'abbaye fut édifiée en un lieu nommé Cuimont puis rebaptisé en Mons Regalis, Mont royal ou Royaumont. Son statut d'abbaye royale comme son pendant, l'abbaye de Maubuisson[1], lui confère un statut exceptionnel : elle n'est pas sous la dépendance d'une des « filles » de Cîteaux que sont les abbayes de La Ferté, Pontigny, Clairvaux et Morimond, mais relève directement de l'abbaye mère de Cîteaux.

Elle compte jusqu'à cent-quarante moines dès sa fondation. Elle est entourée d'une certaine mondanité avec de fréquents séjours royaux. Outre les nombreuses retraites où Saint-Louis vit comme un moine, l'abbaye devient la nécropole familiale : le roi y fait inhumer un frère et trois de ses enfants.

L'abbaye est un lieu ouvert et soumis à la volonté royale, elle accueille le dominicain Vincent de Beauvais, précepteur des enfants royaux. Il est probable que la bibliothèque de Royaumont ait d'ailleurs joué un rôle dans l'élaboration de l'encyclopédie Speculum Majus. Tout au long de son règne, saint Louis favorise Royaumont de dons en argent, en terre, mais également en droits et avantages de toutes natures. En 1235, le roi accorde une rente annuelle de cinq cents livres pour l'entretien d'au moins soixante moines. Un des biographes du roi évoque quelques années plus tard une centaine de moines et une quarantaine de frères convers. À la mort du roi, l'abbé étant un des exécuteurs testamentaires, l'abbaye reçoit un tiers de la bibliothèque royale et est une des mieux dotées du royaume[2].

La vie monastique décline rapidement par la suite car plus aucun roi n'accorde par la suite l'importance qui lui avait accordée saint Louis. La situation est encore aggravée durant la guerre de Cent Ans : les abbayes ne disposent pas de la protection qu'offrent les châteaux forts et Royaumont est régulièrement rançonnée. Au début du XVe siècle, le lieu est considéré dans plusieurs Chapitres Généraux de l'ordre cistercien comme une abbaye ruinée. Les bâtiments ne sont pas touchés, mais les terres sont ravagées. En 1473, un incendie détruit la toiture et le clocher de l'église ; les réparations ne sont entreprises qu'au début du XVIe siècle.

La prospérité semble néanmoins revenir après les troubles, mais sa mise sous commende en 1549 compromet ce renouveau.

Le dernier abbé commendataire de Royaumont mène une vie diamétralement à l'opposée de l'austérité monastique. Henri-Éleonore-François Le Cornut de Ballivières est l'aumônier du roi et vit l'essentiel de son temps à Versailles. Mais il se rend néanmoins à Royaumont qu'il fait visiter au futur tsar Paul Ier de Russie et au roi de Suède Gustave III. Les locaux dont il dispose ne conviennent pas à son train de vie ni à ses illustres visiteurs. Détonnant avec les sobres bâtiments cisterciens du XIIIe siècle qui l'entourent, l'abbé de Ballivières fait édifier en 1785 une splendide palais abbatial neoclassique inspiré du petit Trianon autant que des villas de Palladio en Vénétie, avec salles de trictrac et de billard. La résidence est livrée en 1789, mais il n'en profite pas longtemps, s'étant enfui à l'étranger dès les prémices de la Révolution française.

En mai 1790, les représentants de la municipalité d'Asnières procèdent à l'inventaire des biens et des revenus de l'abbaye. Les derniers moines, à peine une dizaine, sont alors chassés, cinq d'entre-eux qui souhaitent conserver une vie monastique sont envoyés à l'abbaye des Vaux-de-Cernay près de Dampierre-en-Yvelines. En octobre de la même années, les ordres religieux sont supprimés par l'Assemblée nationale et les biens de la communauté sont expertisés. Les bâtiments vendus comme biens nationaux en 1791 : les scellés sont posés en janvier et la vente aux enchères se déroule en mai. L'abbaye est achetée par le marquis Jean-Joseph Bourguet de Guilhem de Travanet, un industriel, qui avait été le banquier de jeu de la reine Marie-Antoinette et a épousé la fille de Bombelle, un ministre de Louis XVI. Les bâtiments sont vidés de toutes leurs activités passées : le mobilier, les livres et les archives, l'argenterie, les cloches mais aussi les tombes. L'ensemble est reconverti en une filature de coton. Les trois-cents ouvriers sont employés à la destruction de l'église en 1792 à l'exception curieuse d'un pilier, les pierres sont utilisées pour construire les habitations des ouvriers. Le reste des bâtiments sont adaptés à l'activité industrielle. En 1815, l'usine est revendue par les héritiers de Travanet à un industriel belge, Joseph Van der Mersch.

Au début du XIXe siècle, l'ensemble constitue une curieuse imbrication de ruines gothiques et de bâtiments industriels. Les Van der Mersch savent habilement profiter de la vogue romantique : ils font venir des ouvriers flamands qui assurent le succès de l'entreprise industrielle, mais attirent également la grande bourgeoisie parisienne par de nombreuses fêtes et réceptions. Une salle de bal est aménagée dans l'ancien réfectoire des frères convers ainsi qu'un petit théâtre dans le passage attenant. Certaines habitations ouvrières du parc sont reconverties en cottages. Parmi les hôtes célèbres, on peut citer Benjamin Constant, propriétaire de l'abbaye d'Hérivaux non loin de là, La Fayette, Eugène Sue, le peintre Horace Vernet...

Les successeurs remplacent la filature par un atelier d'impression de petits châles dits « Californie ». Mais leur entreprise périclite rapidement et elle ferme finalement ses portes en 1860

Après la tourmente révolutionnaire, l'ordre cistercien ne revient pas à Royaumont. Les bâtiment sont en revanche occupés par un des nouveaux ordres apparus au XIXe siècle dans un élan de retour aux valeurs chrétiennes. C'est d'abord la communauté des Oblats de Marie-Immaculée de Marseille qui rachète l'ensemble et s'y installe en 1864. Elle confie très rapidement l'abbaye aux sœurs de la Sainte-Famille de Bordeaux qui en fait son noviciat en 1869. Les bâtiments reçoivent les quatre branches de la formation offerte aux religieuses : les sœurs agricoles, l'éducation des demoiselles de l'instruction aux ignorants et le soin aux malades pauvres. Durant la belle saison, des processions ornées de fleurs sont organisées.

Les bâtiments très amoindris par l'occupation de la filature sont progressivement restaurés. Le gothique est très à la mode à cette époque, et la communauté trouve en Charles Vernier, un architecte de la région, celui qui permet de faire revivre l'abbaye du passé. Le réfectoire des moines, divisé en ateliers, est restauré, la totalité de l'ancien bâtiment des moines est restauré en style gothique, une chambre de Saint-Louis est créée avec croisée d'ogive, un plafond étoilé et un vitrail racontant la pieuse vie du roi, et l'aile détruite du cloître est reconstruite. Mais les temps changent et les religieuses ne pourront pas mettre en œuvre leur rêve de rebâtir l'église : dans un contexte d'anti-cléricalisme croissant, elle sont dans l'obligation de quitter Royaumont en 1904, un an avant la loi de séparation de l'Église et de l'État.

[EN] Royaumont Abbey is a Cistercian abbey, located near Asnières-sur-Oise in Val-d'Oise, approximately 30 km north of Paris, France.

Saint Louis founded the Abbey of Royaumont in 1228 and stayed there many times; this was Royaumont's period of greatest renown. Monks lived there up until the Revolution but the community was very quickly reduced from 120 to about 20 and then 10 monks, while the buildings were abandoned. From the 16th century Royaumont was headed by a series of commendatory abbots, many of whom took a liking to it and made it their summer residence. The last abbot, Cornut de Ballivières, built a magnificent palace but never lived there because by the time it was completed in 1989 he had fled.

The church of Royaumont was destroyed in 1792. The new owner of the Abbey, the Marquis of Travanet, used the stones of the church to build workers' quarters in the park for the cotton mill which he installed at Royaumont. While the old architecture was mistreated for the sake of the factory, a Romantic taste for old ruins and the social life of the new occupants attracted the Paris upper-crust bourgeoisie. In the second half of the 19th century, sisters from the Sainte Famille de Bordeaux undertook to restore the soul of the Abbey. Guided by the idea of rebuilding the original Gothic architecture and working for the glory of Saint Louis, they undertook extensive restoration work.

In the early 20th century the Abbey was acquired by the Goüin Family which set up the current cultural centre. In 1964, Henry and Isabel Goüin created the Royaumont Foundation (Fondation Goüin-Lang pour le Progrès des Sciences de l'Homme), the first private French cultural foundation.

(French text from wikipedia, English from Royaumont website)
Full name of the abbey/monastery/convent: L'abbaye de Royaumont

Address:
Fondation Royaumont
Asnières sur Oise, France
95270


Religious affiliation: Cistercian

Date founded/constructed: 1228

Web Site: [Web Link]

Status of Use: Converted to Other Use

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