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La Tour du bourreau, à Strasbourg - France
Posted by: Groundspeak Premium Member Alfouine
N 48° 34.880 E 007° 44.330
32U E 406985 N 5381683
Quick Description: Tour du XIIIe siècle, ayant fait partie de la seconde enceinte de la ville (1200-1250). Prison municipale jusqu'en 1823. Tower of the 13th century, having been part of the city's second enclosure (1200-1250). Municipal prison until 1823.
Location: Grand-Est, France
Date Posted: 5/30/2019 9:39:24 AM
Waymark Code: WM10MYH
Published By: Groundspeak Premium Member pmaupin
Views: 1

Long Description:
Credits : (visit link)

"Nous découvrons le classique tableau des quatre tours des Ponts-Couverts. Au pied des tours centrales se devinent les bastions qui abritaient les batteries de canons. Le visage même de ces tours a bien changé. A l'origine elles ne portaient pas de toit, mais se terminaient en plate-forme dont les rambardes étaient crénelées, comptant quatre merlons sur chaque face. Elles seront progressivement transformées en prison et le resteront jusqu'à la construction en 1823 de la maison de force de la rue du Fil qui vient d'être rasée en 1992-1993.

Si on parle de "Ponts-Couverts", c'est que les ponts entre nos trois tours étaient effectivement couverts par de lourdes toitures. Dans la chronique de Bühler, nous lisons : "En l'année 1468, on commença et on acheva la construction des ponts près des tours qu'on nomme aujourd'hui les Ponts-Couverts.

Sur la gauche une quatrième tour a disparu au milieu du XVIe siècle, c'était la tour du Diable. Les soubassements furent réutilisés, on enterra là des canons qui pouvaient prendre sous leur feu les barques à l'entrée de la ville. Des travaux de défense furent encore entrepris en 1567 sous la conduite de l'illustre architecte militaire Daniel Specklin. On était alors dans l'angoisse, le roi de France Henri II risquait de mettre le siège à la ville.

La dernière tour à gauche a plutôt mauvaise réputation. Surnommée la tour du Bourreau, le Henckerturm, elle gardait l'accès à la rue de la Fontaine devenue depuis la rue Seyboth. Elle était aussi surnommée Bickergasse, un terme encore utilisé en Allemagne pour désigner le dieu guerrier Wotan. Avait-on voulu donner au bourreau un surnom si terrifiant ? L'exécuteur des hautes oeuvres avait sa demeure dans cette rue connue pour être mal fâmée. On la surnomma d'ailleurs au XVIIIe siècle rue du Bourreau, puis rue du Glaive, avant de la baptiser rue Ca ira, rue des Pénitents, etc.

Quant à la tour, on parle dès 1286 du Henckers Turm, puis du Stockhus du nom d'un instrument de torture souvent utilisé. C'est un appareil en bois, sorte d'étau, dans lequel on serrait les pieds des condamnés. Puis on parlera de la tour des Chaînes pour rappeler les malheureux jetés aux fers, la tour des Galériens qui était un rappel de ceux qui attendaient ici avant d'être envoyés aux galères du roi pour y ramer. Ce n'est que depuis 1834 que la tour a perdu ses pensionnaires.

La prévarication existait malheureusement tout autant hier qu'aujourd'hui. Mais, hier, les punitions étaient à la hauteur de l'injustice ! Ainsi en 1565, l'exécuteur des hautes oeuvres de la ville de Strasbourg, Sébastien ROSENKRANTZ, originaire de Soleure, fut exécuté pour avoir abrité dans sa maison une bande de fieffés coquins auxquels il indiquait les mauvais coups à faire.
Sa concubine, au courant du manège, fut fouettée en public et expulsée de la ville avec interdiction d'y remettre les pieds. Force est d'ailleurs d'avouer que les exécutions capitales étaient nombreuses en ces temps-là. En 1613, il y eut 16 exécutions, tant par pendaison que par décollation après l'usage courant de la torture.
Un petit document du XVIIe siècle nous livre un catalogue de ces tortures pratiquées par le bourreau : "Son office est de pilorier les criminels et malfaiteurs, les mettre au carquan, les fustiger ou rafreschir les épaules avec un éventail de bouleau, les fleurdeliser, essoreiller, les gesner ou torturer, ou leur donner la geine, la torture ou la question, les pendre haut et court, les brancher, les noyer sur un noyer, les faire danser sous la corde, leur donner le moine par le col, les faire regarder par une fenestre de corde, les estrangler, qui est la sauce : leur trancher la teste, les décapiter, décoller, ou faire cardinaux en Grève, accourcir d'un demi-pied : rouër, tenailler, trainer sur une claye, escarteler, tirer à quatre chevaux, couper le poing, brusler, brusler vif, brusler à petit feu, enfumer, exposer aux bestes, estrapader ou leur donner l'estrapade, les empaler, griller ou rostir sur un gril comme fut Sainct-Laurent, escorcher vif, comme Sainct-Barthélémi, lapider comme Sainct-Etienne, crucifier..." Un terrifiant programme qui fait froid dans le dos et malgré cela les crimes et délits ne connurent pas de répit !"

"We discover the classic painting of the four towers of the Covered Bridges. At the foot of the central towers are the bastions that housed the gun batteries. The very face of these towers has changed a lot. Originally they did not have a roof, but ended in a platform with crenellated railings, with four merlons on each side. They were gradually transformed into prisons and remained so until the construction in 1823 of the fortified house on rue du Fil, which had just been razed to the ground in 1992-1993.

If we talk about "Covered Bridges", it is because the bridges between our three towers were indeed covered by heavy roofs. In Bühler's chronicle, we read: "In 1468, the construction of bridges was started and completed near the towers that are now called the Covered Bridges.

On the left a fourth tower disappeared in the middle of the 16th century, it was the Devil's Tower. The basements were reused, cannons were buried there that could take the boats under fire at the entrance to the city. Defence work was again undertaken in 1567 under the direction of the illustrious military architect Daniel Specklin. We were in anguish at the time, King Henry II of France was in danger of putting the siege on the city.

The last tower on the left has a rather bad reputation. Nicknamed the Executioner's Tower, the Henckerturm, it guarded access to rue de la Fontaine, which has since become rue Seyboth. She was also known as Bickergasse, a term still used in Germany to designate the warrior god Wotan. Did anyone want to give the executioner such a terrifying nickname? The executor of the high works had his residence on this street known to be badly angry. In the 18th century, it was nicknamed rue du Bourreau, then rue du Glaive, before being named rue Ca ira, rue des Pénitents, etc.

As for the tower, since 1286 we have been talking about the Henckers Turm, then the Stockhus as the name of a frequently used instrument of torture. It is a wooden device, a kind of vice, in which the feet of the condemned were held tight. Then we will talk about the Tower of Chains to remind us of the unfortunate people thrown in irons, the Tower of the Galerians, which was a reminder of those who were waiting here before being sent to the king's galleys to row there. It was not until 1834 that the tower lost its residents.

Prevarication unfortunately existed just as much in the past as it does today. But yesterday, the punishments were equal to the injustice! Thus in 1565, the executor of the high works of the city of Strasbourg, Sébastien ROSENKRANTZ, originally from Solothurn, was executed for having sheltered in his house a gang of rascal fieffés to whom he pointed out the wrong things to do.
Her concubine, aware of the merry-go-round, was publicly whipped and expelled from the city with a ban on setting foot in it again. Moreover, it must be admitted that there were many executions in those days. In 1613, there were 16 executions, both by hanging and by decollation after the common use of torture.

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Open to the public: No

Web link: [Web Link]

Address: Not listed

Hours: Not listed

Fees?: Not listed

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